AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Hunter Motherfucker Cudahy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatarHunter Cudahy
♦ Ta face : Travis Fimmel ♦ Messages : 17 ♦ Occupation : Ex-flic.
Voir le profil de l'utilisateur


Message(#)Sujet: Hunter Motherfucker Cudahy   Mer 8 Fév - 0:25
Hunter Cudahyfeat. Travis FimmelNom Complet : Hunter Cudahy

Âge : 39 berges

Date & lieu de naissance + nationalité : 16 septembre 1977, à Glasgow

Métier/Études/Occupation : Ex-flic

Orientation sexuelle & situation : Hétéro, célibataire.

Groupe : Nice Cardigan
© Wanderlust
Va bien, bien te faire foutre, ducon.Ton avis sur les pouvoirs : Sérieux, quoi, les pouvoirs? Tout le monde en fait des caisses, je comprend pas pourquoi. C'est juste un moyen de foutre encore plus de bordel dans cet énorme bordel qu'est déjà ce monde. Et puis si ça se trouve, j'aurais eu un de ces pouvoirs nazes, genre péter des paillettes ou bien faire vomir les gens sur commande. Quoi que le dernier aurait pu être cool. Mais, non, c'est déjà assez le bordel dans ma tête en vrai. J'm'en contrefous, crois moi. C'est juste une putain de fantaisie débile.
L'orage : J'sais plus ou j'étais. Ça m'arrive souvent. C'est pas grave. En soi, ça devait être une journée comme une autre, précédée d'une nuit comme une autre, à "dormir" chez une meuf lambda histoire de salir ses draps et la cuvette de ses chiottes. Elle s'en souvient probablement mieux que moi, tant mieux pour elle. Enfin je dis ça, mais si ça se trouve j'étais étalé dans la Cave, comme ça peut arriver parfois. J'me souviens pas. C'est pas un drame. Et puis bon, les orages ça me plaît, mais seulement quand je suis de sale poil. Et je crois pas avoir été en rogne ce jour là. Je m'en souviendrais, pour le coup.
Once upon a fuckin' time
Merde.

J'comprend plus vraiment là. Comment je suis arrivé ici, déjà? C'était, c'était... Ah, ouais. Ce connard de dealer. Il avait vraiment une face de pet, ce type. Putain j'ai la mâchoire en bouillie, merde! Et puis une de ces soifs, je pourrais vider un tonneau de lager. Attends, connard, te lève pas trop vite. Quel con...

J'cligne des yeux, ça fait plic plic et c'est désagréable. Je suis partagé entre l'envie de partir genre presto ou bien refermer mes stores et me rallonger là, par terre. C'est terrible comme conflit, j'entendrais presque les fantassins se sauter dessus sauvagement en gueulant des trucs sans formes. Et puis finalement, une de ces questions détestables me vient en tête : quel heure il est, bordel?

On voit rien ou presque, ici. Y'a juste une espèce de minuscule fenêtre en haut d'un mur, toute étroite. C'est bizarre, y'a pas de meubles. Juste des matelas, des coussins, et des cadavres. Deux types précisément : bouteilles lâchement abandonnées presque vides ou à moitié pleines, et puis des espèces de tas de chair informes et disgracieuses. Le genre à te donner envie de rouler des yeux pendant dix bonnes minutes. J'le fais pas parce que je sais que ça va me faire mal. J'suis pas maso.

Mais du coup, j'opte pour la première solution : me faire la malle. Ça pue un mélange de tabac froid, d'ivresse lourde, de sueur et d'autres choses qui me font claquer la langue. Allez, me lever, déguerpir. Vas y doucement, deuxième essai, branleur. Tu sais même pas ce que tu as fait de ta nuit, putain. Enfin tu le devine. Con, con!

J'trouve pas mon sweat, alors je farfouille allègrement dans la pièce, évitant de trébucher sur un des corps qui traîne la. Quatre au total. Jeunes, jeunes. Y'en a un qui couine et sursaute quand je finis par récupérer mon sweat, caché sous son oreiller.

"Qu'est c'tu fous?"

Il a dit ça avec des trémolos dans sa voix, ça râpe un peu aussi. Moi, j'anticipe, j'me racle la gorge avant de causer. Mais j'ai quand même ma voix pétée et traînante de ces jours sans.

"J'me casse, Bobby. Finis ta nuit, ciao."

Je sais qu'il s'appelle pas Bobby, mais c'est le surnom par défaut. J'ai la flemme de chercher son nom, et c'est pas comme si il m'avait vraiment marqué. Je ramasse un paquet de blondes une fois mon sweat et mon bomber enfilés, et je trouve un briquet qui traîne par terre. Manque plus qu'une binche, que je capte du regard vers la porte d'entrée.

"Tu reviens quand tu veux, vieux, quand tu veux."

Il s'est déjà recouché, et la fin de sa phrase se perds entre les coussins et le plaid royal qui l'englobe. Moi je grogne, comme d'habitude, parce que de toute façon je sais très bien que je reviendrais jamais ici. Par contre, il a raison de m'appeler vieux. Une vingtaine d'années d'écart, ça donne ce privilège, non? Quel con.

Après avoir failli péter une porte et esquivé tout les obstacles invraisemblables qui traînent au sol, soupiré en voyant l'état du papier peint et pesté contre une flaque d'alcool sur laquelle je manque de me ramasser la gueule, je finis par sortir de l'immeuble insalubre mais visiblement plus vivant que moi. J'entends des gens et de la musique à l'étage, et un jeune type me passe devant en me disant bonjour, sans vraiment y penser. Je le regarde grimper les escaliers sans s’essouffler, la porte se referme, et je finis d'allumer ma blonde. Il fait un temps de merde, et on se les pèle. Je reconnais la rue, et ça me fait presque marrer. T'es qu'un connard.

J'rentre chez moi à pieds. J'ai la flemme de fouiller dans mes poches, je sens mon portefeuille dans l'intérieur de mon blouson mais je sais pertinemment que j'ai pas un rond pour rentrer autrement. Du coup, je met mon cerveau en pilote automatique et j'avance, j'avance, j'avance...





Huit mois et demi plus tard...

J'en ai passé, du temps à la Cave, avec Bobby. Ça le fait chier que je l'appelle comme ça, en vrai son nom c'est Steven. Mais c'est marrant de l'emmerder. Il a une espèce de tête de raton paumé, j'aime bien ce gosse. Ça non plus, il aime pas. Ça le blesse dans sa virilité de poilu de 21 ans. Qu'est ce qu'on est con, à 21 piges. Enfin, c'est pas comme si ça s'arrangeait avec le temps. En vrai, on reste con toute sa vie, mais la connerie évolue progressivement. C'est jamais vraiment la même.

La preuve, j'en suis à me réfugier dans une cave puante de weed toutes les semaines, à picoler et vomir comme un gruyère sans fin en compagnie d'une jeunesse éberluée. Parfois, j'y retourne pas pendant longtemps. Ils savent rien du tout, à propos de moi. Tant mieux. J'ai pas envie de les faire badder. Mais quand j'y pense, en fin de compte, je sais que c'est malsain. En tout cas, c'est comme une putain d'impression, qui arrive un jour et qui me quitte plus.

Bobby à bien tenté de me tirer les poils. Une fois, en fait. J'étais défoncé, un peu trop, enfin on se refait pas. Je me souviens toujours quand je me met en colère. Parce qu'en général, je me contente pas que de gueuler. Cette fois, le gosse a commencé à me poser des questions pièges et je l'ai vu venir à trois kilomètres. Le problème avec moi c'est que je déteste mentir aux autres. Me mentir à moi, ça me pose pas vraiment de soucis, enfin disons que si je le fais pas mon espérance de vie va chuter de façon... Comment on dit, déjà? ... Ah ouais. Drastique.

Mais avec Bobby, j'sais pas, pas moyen. Du coup au début je me contentais de faire mine de rien et de changer de sujet. La plupart des gens sains d'esprit captent que ça sert à rien de persévérer, et lâchent l'affaire. Le gosse, lui, il était défoncé, il avait pris des champots et fumé pas mal de joints. C'qui a de bien avec lui c'est qu'il veut pas toucher à l'alcool, ni aux drogues dures. Bref, il était jouasse quoi.

"Fais pas le con Uncle Hunt', j'suis pas dupe! On se connait depuis quoi, huit mois? Dix? Enfin un bail quand même! Et je sais même pas ou tu crèche quand t'es pas à la Cave."

Uncle Hunt', c'est comme ça qu'il avait décidé de m'appeler. J'dis pas, ça me faisais sourire, mais je faisais quand même des mines exaspérées à chaque fois qu'il le disait. C'était comme un jeu entre nous. Mais cette fois, j'avais pas envie de jouer. Ça faisait bien une heure qu'il me travaillait au corps et j'en avais ma claque.

"T'es un vrai chat de gouttière, t'as ces drôles de cicatrices et puis ton regard aussi qui fait grave badder. J'sais pas si tu te rend compte, mais avec les gars on lance même des paris. Pour le moment la plus grosse mise c'est..."

"Mais tu va la FERMER? PUTAIN!"

Sans m'en rendre compte, j'avais envoyé bouler la table basse. Dessus, il y avait toute la beuh qu'on s'acharnait à peser et mettre en pochetards. En temps normal, ça m'aurais fait chier grave, mais la j'étais pas dans mon état dit "normal".

"Tu peux pas juste te contenter de fermer ta gueule et arrêter avec tes putains de questions?! C'est trop compliqué pour toi, de me foutre la paix? Tu veux que je te raconte quoi, exactement? Ca te fais bander d'imaginer que je suis un ancien de la CIA ou bien d'un cartel de dope? Mais va bien, bien te faire foutre, Steven!"

Entre temps, je m'étais mis suffisamment en boule pour le choper par le col et lui foutre la trouille de sa vie. Je lui gueulais au nez, et vu le teint de sa peau il devait facilement se faire dans le froc. Sûrement qu'il s'y attendait pas. Pauvre gosse. J'ai finis par lui rendre son col de tee, prendre mon bomber et me casser dans le froid de la nuit. Sans un regard en arrière.

Quand j'y pense, j'ai envie de me foutre des pains dans la face. Il demandait rien d'autre qu'un peu de vérité dans tout ça, c'était assez innocent. Et je suis le mieux placé pour dire que j'aurais fait la même chose quelques années auparavant. Plus subtilement, probablement. Mais fouiner a toujours été plus ou moins mon domaine. Bref.

Je suis pas retourné à la Cave avant un paquet de jours. Je vous l'ai pas dis? Je suis une putain de tête de con. J'ai disparu de la zone. C'était facile, en fait, vu que j'étais chômeur et que je manquais à personne. Je sais que Bobby à cherché à me joindre souvent, parce que quand j'ai rallumé mon téléphone, j'avais une vingtaine d'appels manqués et peut être autant de textos.

Quand je me barre comme ça, personne ne sait ou me trouver. En fait je vais me perdre un peu plus loin avec ma moto. C'est une espèce de vieille Triumph, sûrement le seul truc de valeur que j'ai avec mon bomber. J'aime bien camper solo en forêt, surtout quand les mains du passé reprennent ma tête en otage. Et pour le coup, Bobby, il m'a refoutu le nez dans ma merde avec une facilité et une naïveté incroyable. C'est qu'il pouvait pas savoir que tout ça, je le fuyais avec véhémence. Il pouvait pas savoir.

La première personne à qui j'ai reparlé à mon retour pétaradant, c'est le vieux Stan. J'pense qu'il m'a toujours surveillé. Il aime bien jouer au daron avec moi, en fait. Parfois, ça me réconfortait. D'autres fois, ça me foutait en l'air. Mais je pense qu'il cherchait juste à signifier que j'étais pas seul dans tout ce foutoir.

Stan était flic. Quand je l'ai rencontré, il était pas encore à la retraite. Ça nous faisait un point commun. Il m'avait chopé complètement torché à la sortie d'une boîte, avec des minettes. Ça faisait quoi? Un an? Ouais, un an. Un an que j'avais déboulé à Bristol.

Donc il m'a alpagué, avec un autre bleu plus jeune. Je sais comment ça marche, j'ai été comme lui aussi, il y a longtemps. Sauf que quand je suis torché, je réagis comme un bouffon. Et du coup, je les ai pris pour des abrutis, et le jeune à pas trop aimé. Le truc c'est que plus on marche dans mes conneries, plus je vais continuer.

Stan l'a calmé, il m'ont chopés, et j'ai fini en cellule de dégrisement. Comme d'habitude. Sauf que Stan a du sentir quelque chose chez moi. Un fin limier, le vieux. Il fait bien son boulot. Normalement, ils regardent pas vraiment nos antécédents quand on se fait juste foutre en dégris' à l'aube. Mais là, j'sais pas. Comme j'dis, il a senti quelque chose.

Et puis il a tout découvert, et je me suis retrouvé comme un con. Enfin, plus tard, parce qu'il m'a pas tout balancé tout de suite. Il est d'abord venu me trouver chez moi pour en parler. Et je dois dire que ça m'a grave mis furax. Putain, quand j'y repense, j'ai du lui foutre la trouille aussi. Je lui ai servi mon regard de psychopathe. J'ai pas éclaté devant lui parce que j'avais pas vraiment envie de me faire remarquer plus que ça. Prendre un peu de dope, en revendre à l'occasion, faire des petites magouilles dans mon coin, ça dérangeait pas les flics. Le Stan, il s'est pointé sur le seuil de mon studio, et je m'y attendais pas trop. Encore heureux, j'étais sobre.

"Salut, Cudahy. Je voulais juste savoir si ça allait."

Moi, j'étais genre assez sur la réserve, enfin comme on peut l'être quoi. Je me souvenais de lui. Mais j'étais pas dupe.

"Salut Sir. Comme vous voyez, je me porte comme un charme. C'est gentil de vous déplacer pour ça. Et vous, la forme?"

"Je suis pas en service, tu t'en doute. Je peux entrer? Il faut qu'on parle."

"On est très bien ici, non? Et puis c'est un peu le bordel la dedans, la femme de ménage passe que les jeudis."

Ça commençais déjà à me déplaire, pourtant il a une bonne gueule le Stan. Un père tranquille quoi. Une force calme, mais réglo.

"Comme tu veux. J'ai lu ton dossier. Je m'attendais pas vraiment à ce que tu sois un ancien de chez nous. Ca fait pas si longtemps que t'as pris ta retraite."

Quand je commence à être mal a l'aise, ou bien que je m'énerve, j'ai une sorte de tic. Je le sais parce que je le sens. Je souris, mais j'ai le coin de ma bouche qui tressaute un peu, puis je pince les lèvres. Parce que je déteste qu'on lise en moi.

"Une bière. Je suis sûr qu'une bière, ça vous irait."

Je suis rentré chez moi, et il m'a suivi. J'ai attendu qu'il ferme la porte, je suis allé dans mon frigo chercher deux pills, et il s'est installé sans rien dire dans mon clic clac pourrave. En fait, chez moi, il y a rien. Donc c'est un peu crade, mais c'est pas vraiment le bordel. Il a jeté un œil au murs, aux cadavres de tise, à mon fauteuil en simili cuir déglingos. Et puis il m'a regardé, moi, au milieu de tout ça.

"T'as pas grand chose, ici. Ça fait longtemps que tu vis la?"

"Neûn. Je suis ici pour dormir, j'ai besoin de rien."


"Et picoler, visiblement."

"Vous savez ce que c'est."

Non, il savait pas. Stan, il boit une bière en rentrant du service, un peu le week-end ou pendant les soirées rugby. Il vide pas des bouteilles tout seul histoire de faire quelque chose de son temps. De sa vie. Alors il soupire.

"J'imagine que c'est dur. Ils ont écrit que tu t'étais barré tout de suite ou presque après l'accident. Enfin, t'as pas voulu être suivi ni rien. Ca t'aurais fait du bien, tu sais?"

Je rigole. Le rire de méchant, un peu baddant. Le rire sans joie, un peu navrant.

"Non. C'est pas mon genre. Ils pouvaient rien pour moi. Et puis, je vous ai dit que ça allait! J'ai repris à zéro. J'fais de mal à personne. Je mange des légumes. Tout va bien."

"Mais c'est pas annodin, ce qu'il t'est arrivé. Et puis sincèrement, vu l'état de ton appartement, je suis pas convaincu par ta stabilité, tu comprend?"

Alors je soupire, longuement. Ça commence à monter. Je veux pas parler de tout ça, je veux pas qu'il me force à en parler. Je veux qu'il boive sa bière, et qu'il se casse. Alors je me grille une tige, en attendant. Histoire d'avoir un truc dans les mains. Mais sa bière est tout juste entamée. Et je sais que j'ai déjà des yeux de zinzin.

"Buvez votre bière, c'est pas bon quand c'est chaud."

"Je suis pas venu ici pour t'emmerder, Cudahy. Tu m'a pas l'air d'être un mauvais bougre. Par contre t'as l'air tout seul. T'as des amis, ici? T'as un boulot?"

Je vais devoir mentir. J'aime vraiment pas ça. Mais je vais pas lui dire que non, j'ai pas d'amis. Je traîne avec des rats, avec des bouffons qui me filent des plans. Loin d'être des amis. Et puis le boulot... Je préfère pas trop y penser. Alors je lui mens, tant bien que mal.

"J'en ai quelques uns, ouais. Pourquoi j'aurais pas de potes? Bien sûr que j'en ai. Tout va bien."

Tout va bien. Un mantra. Tout va bien. Le vieux tire une gueule, de celles qui disent genre "arrête de me prendre pour un con, gamin". Mais il dit rien de plus, et bois quelques lampées de sa pills. On laisse le silence planer un moment, il regarde le mur qui apparaît à ma fenêtre minuscule. Ce studio pue la défaite, la déprime. C'est un trou de dix mètres carré qui donne envie de se pendre. Mais je m'en fous. Je ne fais qu'y dormir, dans ce trou.

"Très bien, je vais te laisser. Mais tu peux m'appeler à ce numéro, si jamais tu as besoin."

Il sort un papier et un crayon, et m'écrit ça, avant de se lever et de marcher vers la porte. Il se retourne une dernière fois, me lance un sourire triste, puis se barre. Tranquillement, comme un vieux flic qu'il est. Moi, j'ai un gout de cendre dans la bouche. J'écrase ma clope sur le rebord de l'évier, et je m'affale dans mon fauteuil. J'ai même pas touché à ma bière. Alors je règle le problème, et l'enquille, facilement, comme un assoiffé.

Ça, c'était bien avant de rencontrer Bobby. Et du coup, quand je suis rentré de mon escapade dans les bois, j'ai trouvé le vieux Stan chez moi. J'vous dis qu'il a du flair. Je sais même pas comment il savait que je m'étais barré. M'enfin, bref. On a parlé un peu.

"Ta moto est en forme, gamin? En tout cas elle fait un beau bruit."

"Elle fait son taf, mais faut dire que j'en prend plus soin que le reste."

Stan sourit. Il est sappé comme un vieux type à la retraite. Je sais qu'il habite pas dans le coin, et j'ai croisé sa Mazda garée sur le trottoir.

"T'étais parti dans la nature? C'était bien?"

"Ma tête va mieux, ouais."

"Depuis quand t'étais parti?"

Je lui lance un drôle de regard, et allume une clope. C'est la dernière de mon paquet.

"J'sais pas, on est quel jour? J'crois que je suis parti un mardi. Pourquoi, vieux? Il s'est passé quelque chose?"

Il secoue la tête, les sourcils froncés. Je vois qu'il sait pas trop comment dire ça. Alors je le lâche pas des yeux.

"Y'a eu une sorte d'orage impressionnant, le genre qui fout la trouille. Et puis... Y'a un truc qui a changé. Je pense que c'était avant que tu disparaisse. Tu l'aurais vu, sinon. Et puis..."

Je cherche un peu, j'arrive pas à savoir de quoi il parle. Avant de me tirer ailleurs, j'avais passé mon temps à goûter aux paradis artificiels, j'étais pas vraiment là. Je me souviens plus. En même temps, j'avais pas foutu un pied dehors alors c'est possible que j'ai rien capté. J'étais dans le smog.

"Et puis?..."

"La Cave. Les gosses ont disparus. Pas tous, mais certains. C'était juste après l'orage. Tu devrais aller y faire un tour. Moi, je peux pas y aller. Mais toi, ils te font confiance."

J'ai les bras un peu ballants. Je m'y étais attaché, aux gosses. Surtout Bobby. Les autres comptaient moins, étaient plus énervants. Et puis que Bobby disparaisse après que je me sois énervé sur lui, ça m'enchante pas. Alors je remonte sur la Triumph, je renfile mon casque.

"Merde, putain. J'y vais. J'espère que c'est pas grave. Putain!"

Le vieux me fais un signe de la main et me regarde partir. En soi, les gosses disparaissent fréquemment de la Cave. Soit parce qu'ils finissent par se sortir les doigts du cul, soit parce qu'ils migrent vers un autre endroit. Rien d'alarmant, en soi. Mais que Stan viennent m'en parler, ça, ça sent vraiment mauvais.

Quand j'arrive la bas, je prend mon temps et gare la bécane, avant de rentrer sans frapper dans l'immeuble en lambeaux. Ça sent comme d'habitude, la weed, l'alcool, la vie. Je croise personne avant de descendre au cœur de la Cave. En bas, quelques gars qui écoutent de la musique, dont deux que j'ai jamais vu et qui ont les yeux rouges et vides. Les basses rebondissent mollement contre les murs, le nuage de fumée pique mes rétines, et je salue tout ce petit monde d'un geste de la main. Je vois Henry, au fond, en train de trier des cartes. Un autre type a côté, dont j'ai oublié le nom, biberonne une bouteille de bière.

"Salut gamin. J'ai entendu dire qu'il y avait eu du mouvement ici. C'est quoi ce bordel?"

Henry lève des yeux embrumés vers moi, sourit de toutes ses dents, d'un sourire qui retombe vite.

"Uncle Hunt', hey. Ouais, les rats ont quittés le navire. Je sais pas ou ils sont allés. Steven à pas réapparu non plus."

"Il a pas laissé de message, rien? Vous avez essayé de le joindre? Sérieux les gars, bougez un peu votre derche, vous faites peur là."

Le type à côté renifle bruyamment, il est un peu plus vieux que la moyenne. Je lui lance le regard du vieux blasé qui se torcherais avec son manteau s'il le fallait, puis revient à Henry, qui se trémousse, un peu gêné.

"Non, rien du tout. On l'a pas revu depuis. Il a dû rentrer chez ses parents, c'est tout."

J'avoue que sa réponse me fout en l'air. Sérieusement, ça veux dire quoi ça? La vérité c'est qu'ici bas, personne n'en a rien à foutre des autres. Le seul qui valait le coup, c'était Steven. Le gros con à ma droite, étalé dans ses coussins, me regarde avec un air mauvais. Il a la mâchoire qui grince, je l'entend d'ici.

"Qu'est ce que tu m'veux, le sac à merde? Tu ferait mieux de pas me chercher, c'est pas le jour. Gamin, si jamais t'as des nouvelles de Bobby, tu m'envoies un texto sur mon numéro. Tu l'as toujours, hein?"

Henry se tasse un peu sur lui même, sans quitter ses mains des yeux, alors que l'autre se redresse lentement. Il a l'air costaud, mais il fait pas le poids. Je sens que derrière nous, le silence s'est fait.

"C'est qui que t'as appelé "sac à merde", le vioque?"

Je tourne la tête vers lui. Je luis souris, fait mes yeux de fou. Parfois, ça marche, la gueule du Joker. Les gens aiment pas se frotter à des cinglés. Ça les rend mal à l'aise. Et le fait est qu'apparemment, lui non plus, c'est pas à son gout. Il fulmine un peu, mais finis par boire sa bière a grosses lampées. C'est bizarre, les règles intrinsèques d'un groupe de mâles. Je finis par me retourner vers le gosse d'à côté, qui bouge pas des masses, attendant que quelque chose bouge.

"Bon, tiens moi au courant Henry. Évitez de vous faire du mal, enfin comme d'hab'. Abusez pas."

Je tourne les talons, me casse. J'entends vaguement le gros tas murmurer un truc d'un ton mauvais, assez fort pour que j'entende, pas assez pour que je comprenne. Je lui fait un doigt par dessus mon épaule, et monte les marches. En vrai, je flippe pour Steven.

Après ça, j'en ai plus entendu parler. Il a littéralement disparu. Ses colocs ont rien vu, il a laissé ses affaires dans sa piaule. Mystère. Mais avec tout les trucs qui ont commencés à apparaître à cause de l'orage, y a comme un doute malsain qui traîne. On arrive pas à se convaincre qu'il va bien, et qu'il est juste rentré chez ses vieux. Je retourne rarement à la Cave, parce que ça me déprime, maintenant. Je cherche plus Bobby. J'ai lâché l'affaire. Peut être qu'il réapparaîtra, un de ces quatre. On verra. On verra.

On verra.

My name is not BarryPseudo/prénom : H♦ Âge : 23 automnes♦ Comment as-tu atterri ici ? J'ai googlé un truc avec Bristol dedans, et me voilà, frais comme un gardon.♦ Fréquence de connexion : Tout les jours, en fait.♦ As-tu déjà couché avec un fruit ? Ouais. Une partouze dans une salade de fruits. Monstrueux.♦ Est-ce que c'était un melon ? Je me souviens plus si il y en avait.♦ Ton personnage est un inventé, un scénario ou un pré-lien ? Un inventé, sorti de mon cerveau malade.♦ Un dernier mot ? Insoluble.
Revenir en haut Aller en bas
avatarThalya L. Monrose
♦ Ta face : Krysten Ritter ♦ Messages : 107 ♦ Pouvoir : Un pouvoir ? La grande blague p'tain. Je suis un foutu zombie.
Voir le profil de l'utilisateur


Message(#)Sujet: Re: Hunter Motherfucker Cudahy   Mer 8 Fév - 14:49
C'est bon ! T'es des nôtres !Bienvenue parmi nous monsieur le barbu oups Je ne connais ton avatar que de visage, mais j'adore vraiment sa physionomie, puis c'est d'autant plus un bon choix que je trouve qu'il colle vraiment à ton personnage, on s'y projette si bien ! Il faut dire que ta fiche est vraiment très bien écrite, j'adore ton style, je suis fan de ton personnage et j'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner par la suite parce que tu as laissé plein de mystère là-dedans. quewa
Merci d'avoir choisi de faire un Nice Cardigan, ça fait plaisir de voir un nouveau sans pouvoir rejoindre nos rangs brille Je te valide sans attendre et t'ajoute à ton groupe, amuse toi bien :keur:

Yes ! Et maintenant ? Bravo ! Tu fais partie des nôtres désormais. Si c'est pas beau, ça! Avec ta nouvelle couleur, tu peux aller créer ta fiche de liens, pour te faire tout un tas d'amis. Puis faudrait penser à te trouver un toit et une occupation. Et n'oublie pas d'aller recenser tes points, c'est toujours utile. Tu peux aussi créer ton scénario maintenant ou ajouter ton idée de liens dans la boîte à liens. Maintenant que tu sais où aller, je te souhaite de bien t'amuser sur SMB. Amour & licornes sur toi ♥️
Revenir en haut Aller en bas
avatarHunter Cudahy
♦ Ta face : Travis Fimmel ♦ Messages : 17 ♦ Occupation : Ex-flic.
Voir le profil de l'utilisateur


Message(#)Sujet: Re: Hunter Motherfucker Cudahy   Mer 8 Fév - 15:23
Merci pour tout ces compliments! Pineapple
Et merci pour la validation, en passant C:
Revenir en haut Aller en bas
avatarNathan Busby
♦ Ta face : Evan Peters ♦ Messages : 1024 ♦ Pouvoir : Électrokinésie ♦ Occupation : Étudiant en Faculté d'Ingénieurie de l'université / Braqueur à temps partiel
Voir le profil de l'utilisateur


C'est l'histoire de la vie
TA COULEUR: #ffa34f
RP EN ANGLAIS : Juste les dialogues

Message(#)Sujet: Re: Hunter Motherfucker Cudahy   Jeu 9 Fév - 9:23
Je suis en train de me refaire la saison 4 de Vikings mouhaha du coup, je ne peux qu'aprouver ce choix de vava Héhé
Bienvenue parmi nous le bleu ! ass comme la dis Thaly', un sans pouvoir en plus, ça fait du bien han
J'ai hâte de te croiser en jeu BG perv j'espère que tu t'éclateras bien parmi nous gaa
Revenir en haut Aller en bas
avatarT. Xander Cavendish
♦ Ta face : Cameron sexy Monaghan ♦ Messages : 842 ♦ Pouvoir : Changement de sexe, il a fonctionné une fois, depuis plus moyen de revenir en arrière ♦ Occupation : Vendeur dans une librairie de Stocks Croft
Voir le profil de l'utilisateur


C'est l'histoire de la vie
TA COULEUR:
RP EN ANGLAIS : Juste les dialogues

Message(#)Sujet: Re: Hunter Motherfucker Cudahy   Jeu 9 Fév - 14:39
Les bleus déchirent Love Love Love
Bienvenue parmi nous (ouais, j'arrive trois ans après la bataille et alors ? nah ) je te souhaite de bien t'amuser parmi nous. Le perso déchire, même si j'aimerais pas me retrouver en tête-à-tête avec lui; mais j'adore Travis, qu'on voit pas assez je trouve, donc je ne peux qu'approuver ce choix Héhé
J'pense que j'ai tout dis et j'ai hâte de voir ce que tu vas en faire ici gaa gaa gaa
Revenir en haut Aller en bas
http://savemebarry.forumactif.org
avatarHunter Cudahy
♦ Ta face : Travis Fimmel ♦ Messages : 17 ♦ Occupation : Ex-flic.
Voir le profil de l'utilisateur


Message(#)Sujet: Re: Hunter Motherfucker Cudahy   Jeu 9 Fév - 18:18
Yay merci à vous coucou
Du coup, j'ai hâte de lancer un rp et tout, et ouais, Travis à des mimiques qui vont bien pour ce personnage héhé Derp
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Message(#)Sujet: Re: Hunter Motherfucker Cudahy   
Revenir en haut Aller en bas
 

Hunter Motherfucker Cudahy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Combat 4: Annie Villeneuve vs Rachel Hunter
» A hunter ... a bear
» [01.07.11] Video: évolution du bounty hunter
» Monster Hunter Orage
» Hunter Cal Blaire - The right kind of wrong

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Save Me Barry :: Let's start the game :: Papiers, s'il vous plaît :: Dossiers validés :: NICE CARDIGAN ♦ les pouvoirs c'est flippant-