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 Like I keep slipping away. (S&T)

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avatarShawn-Timothy Hemsford
♦ Ta face : Aaron Paul. ♦ Messages : 111 ♦ Pouvoir : Toxhypermnésie ∑ Besoin de me shooter. Pour ce peu de lucidité. Putain de mémoire d'acier. ♦ Occupation : Ex-flic. Mis au placard. Les bâtards.
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Message(#)Sujet: Like I keep slipping away. (S&T)    Lun 19 Déc - 3:02
LIKE I KEEP SLIPPING AWAY. I asked the devil to explain why I always feel like the sky's closing in on me ? He told me loneliness was the torture most painful. He said if I filled my lifetime with sin, I could earn myself a seat that was right by him. This is what I learned, apart from the ways a human soul can be burned, it's that though we learn from our mistakes, we're condemned to make those same mistakes again and again ; my time keeps slipping away. An audience with the devil.
ShawnThalya Je sais pas quoi foutre. Cette nuit. Je sais plus quoi foutre. De ma foutue vie. Cette putain de vie. Où c'est toujours la sale nuit. Où c'est toujours la merde ouais. Tu paries. Que je m'emmerde. Que j'ai plus de vie. C'est dit. Je sais pas ce que je fous. Je me laisse crever, c'est tout. C'est n'importe quoi. Tombé si bas. Tombé d'un pont, tu vois. Que j'suis devenu minable. T'y crois. L'incapable. Si je l'étais pas déjà. Je vois pas, pourquoi. Je devrais faire l'effort. Et me montrer fort. Vas crever. J'suis qu'un raté. Autant se laisser aller. Que je vais pas la contredire, ma foutue destinée. Le demeuré. L'éternel gamin. Bon qu'à s'apitoyer. TG. Je vais chialer. J'en ai ras le cul t'sais. Que j'ai survécu ouais. Que je pourrais me relever. Tu parles. Je peux foutrement pas me lever. Littéralement. Je veux pas. Teubé. Fous-moi la paix. Le con de flic, prêt à se flinguer. Ça fait pitié. Que je sors mon gun. Que je pourrais, m'exploser la cervelle. Je déconne. Sale raté. Mon cul. Mon arme, que je l'ai même plus. Que je l'ai rendue. En même temps que mon insigne t'as vu. Que je suis plus rien. Que je sers à que dalle. Crétin. Pas foutu de se bouger. Pas foutu de se déplacer. Putain d'accident de bagnole. Que ça m'a pas buté. Marre-toi. Que ça va juste me laisser crever. A petit feu t'sais. Que mon cerveau, il a pris l'eau. Et pourquoi pas, se noyer direct plutôt. Enculé. Tu piges pas. Je sors plus la tête de l'eau. Je me laisse couler. Gros nigaud. Plutôt se noyer. Se bourrer la gueule. Tout oublier. Comme un maso. Que je me me fous minable. Je ressemble à quoi. Même pas baisable. Pire qu'un accro. Voilà. Le débile mental. Cerveau de retardé. Qu'au point où j'en suis. Ça va changer que dalle. Que je peux bien, le plomber. Encore un peu. Si je veux. Encore une nuit. C'est rien. Un jour de plus, de cette putain de vie. C'est bien.

Comment tu veux. Que je trouve une raison. Que j'arrête de faire le con. Comment je peux. Trouver la solution. Stopper direct, ma descente à la con. Que je m'en tape, de tout. C'est bon. Plus d'excuse. Je me laisse couler. Plutôt se noyer. Ça glisse tout seul, vers le fond. Ça roule même. Pauvre abruti. Sale poltron. Dis-le, que j'suis con. Qu'elle viendra pas par hasard. Ma rédemption. C'est naze. Le couillon. J'attend quoi. Un miracle à la con. Une foutue raison. De pas me flinguer la gueule. De pas finir tout seul. A m'étouffer dans ma gerbe. Junkie de merde. A suffoquer, dans la flotte ouais. Le souffle coupé. Que ça continue, de me hanter. Que je peux même plus pioncer. Sans en rêver. Ducon. Sans me réveiller. Chaque putain de nuit. Paralysé. Pas juste des jambes t'sais. Chaque foutu muscle, salement figé. Que je peux plus respirer. Dis-le, que j'suis taré. Qu'elle viendra pas par hasard. Ma guérison. C'est naze. Le détraqué. Rien à branler. Tout le monde s'en tape t'sais. J'attends pas de foutue lumière, au bout du putain de tunnel. Lumière, mon cul ouais. C'est pour les brêles. Inespéré. Enfoiré. Le seul espoir que j'ai, c'est de réussir à pas me buter ouais.

Et que je me noie. Encore une fois. Pour changer. Putain. T'y crois. Que je me réveille. Le sursaut de teubé. Que j'suis paumé. Que je sue, dans mes sales draps. Et je flippe, t'y crois. N’importe quoi. Que j’suis une merde. C’est ça. S’te plaît. Marre-toi. Pauvre raté. Bouge-toi. Quelle heure il est ? Le déphasé. Vingt-trois heures trente-trois. Putain. J’ai cané. La gueule de bois. Ou j’sais même pas, ce que j’ai consommé. Tu vois. Sale attardé. Faut que je sorte de ce pieu. Que je me fous, dans mon fauteuil. Sur mes deux roues t’sais. Ça roule tout seul. Tranquille. M’emmerde pas. Sale flemmard. Juge-moi. Que je me ramène, dans la cuisine. Tarpin soif. Le pauvre moi. Un verre d’eau ? Casse-toi. Un truc bien fort, bâtard. Un truc qui réveille, connard. Un café quoi. Ou pas. Pauvre foie. Barre-toi. Que je trouve que dalle. Il reste plus une seule foutue bouteille, dans ces placards ? La vanne. Que ça me fout un sourire. C’est drôle. Ou pas. Ça me tanne. OK, ça va. Je rage pas. C’est pas trop tard. Que je vais descendre. A la supérette d'en bas. Tranquille. M’emmerde pas. Que je reste calme. Rien d’autre à foutre, tu vois. Que j'ai que ça à foutre, de ma nuit. Que ça à foutre ouais, de ma conne de vie. Le branleur. Que je ressens rien. Que je me sens vide, à l'intérieur. Faut bien me remplir. Faut bien me nourrir. A coups de défonce ptn. Pour compenser. Que j'suis un moins-que-rien. Décompresser. Que je tienne jusqu'à demain. Vas-y. Fais couler la gnôle. Mon bide a soif, je te dis. En manque d'alcool. Mon corps est vide, je t'ai dit. C'est drôle. Que mon crâne est vide. Tarpin trop calme. Ça réfléchit. Et puis ça rame. Le gros mongol. Que je vais te faire changer d'avis. Tu vas voir. Attends que ça plane. Que ça me réussit. Ouais, à boire. Mon carburant. Pour mettre les moteurs en marche. Tranquillement. Le foutu remontant. Que je mythonne pas t'sais. Je vais t'étonner. Que je vais pas me déchirer la tronche. Je prends juste un peu de mon huile. Pour aider les rouages, à redémarrer. Pas totalement dégénéré. J'ai mon putain de remède ouais.

Que je le connais, le foutu chemin. Le long couloir. Et l’ascenseur, tu penses bien. Puis, le grand hall, à peine crade. Que je finis dehors. Dans la nuit noire. A rouler, peinard. Sur le trottoir. Sous les lampadaires, un peu en rade. Que je me ramène, en trois coups de mains. A l'épicerie du coin. Ma deuxième piaule. Tu paries. L'habitué que je suis. A peine accro. Que je suis réglo. Je paye ma bouteille. Comme d'hab tu vois. Et le gérant, qui a toujours droit, à ma sale gueule de blasé. Genre, me cause pas, j'suis pas rassasié. Ou je vais rager. Que je me barre de là. Ma vodka, sous le bras. Et que je retourne, dans le froid. L'impatient. Un peu fou. Que je m'en tape, de me peler le cul. C'est pas chiant. Que je perds pas de temps. J'ouvre ma bouteille t'asvu. Et je la descends, à grandes gorgées. A m'en décaper les tuyaux. Un peu maso. Que je le sens direct. Que ça réchauffe ouais. Putain d'alcoolo. Que ça brûle, de tous les côtés. Parce que, c'est l'effet que ça fait. Que ça se réveille en moi ouais. Et c'est le pied. Je pourrais bander. Insensé. Me prive pas de mon plaisir t'sais. Que je me fous bien ouais. Même pas bourré. Que je me sens déjà moins teubé. Ou c'est qu'une impression. Je m'en fous. Laisse-moi gérer. Je peux savourer ? Je l’atteins comme je peux. Ma guérison. Je m'en rapproche, si je veux. De ma rédemption.  C'est bien de rêver. Sale illusion. Que c'est foutrement vrai. Peut-être bien. Que c'est mon état second. Que je délire pas. Vérité de taré. Que ça me rend moins con. Jure. C'est vrai, ouais.

Et je peux remonter. Me terrer dans mon trou. Ma bouteille, sur les genoux. Que je donne des tours de bras. Pour faire bouger mes roues. Que c'est ça. Ma nouvelle foutue façon d'avancer, dans la vie. Que je vais pas très loin. Sans dec. Que j'suis limité. Abusé. Comme ça résume bien. Mes foutus projets. Mon ambition, foutrement démontée. Genre, ça ne vole plus très loin ouais. Abruti déprimé. Et ça me trouerait le cul, de reprendre un peu de fierté ? Tu parles. J'suis coincé. Sale blond dépité. Mais. Littéralement. Que je me suis bloqué. J'ai planté mon fauteuil t'sais. Si si. J'ai heurté, un con de poteau. Gros teubé. Pour changer.
Que je le connais, ce foutu chemin. Ce long trottoir. Putain. Que j'ai pas fait gaffe. Tu piges. Pas encore très connectés, mes neurones de crevard. Heureusement, qu'il est tard. Que c'est désert, à cette heure ptn. Que j'ai contourné l'obstacle. En soupirant. Impatient exaspéré. M'en faut peu, pour marronner, tu captes. Que j'ai fini par piger. Ce qui m'avait vraiment déconcentré. Ouais ouais. Le temps que ça arrive au cerveau. Le blaireau. Mais. Que y'a bien un truc, qui a chopé mon attention. Tu peux te marrer. Que j'ai pas halluciné. Y'a une gonzesse. Pas loin de moi ouais. Tu parles d'un miracle. Vas te faire voir. C'est pas ça. C'est que, je sais pas. Je la connais, tu vois. Je rêve pas. Que je l'ai matée, la brune. Avec mon regard d'attardé. Puis, gros psychopathe. Je l'ai approchée. J'ai roulé, jusqu'à elle t'sais. Qu'elle va peut-être flipper. Tu m'étonnes. Je m'en tape ouais. Que j'suis un sale curieux. Tu déconnes. Que j'ai mes putains de raisons. Relax, tu veux. Je suis pas un pervers non plus. Les conneries. J'aurais mieux à faire. Que d'aller harceler une gonzesse, dans la rue. S'te plaît. Ex-flic. Un peu de respect. Je t'emmerde. Que ça m'a laissé, comme un con. Parce que, je te le dis. La meuf, je la connais. L'exploit, tu me diras. M'emmerde pas. Que y'a un truc qui va pas. Je délire complet. Ou pas. Minimum de logique, t'y crois. Comme si j'étais pas assez perturbé. Et j'ai été, assez prêt. A deux pas d'elle. Pour bien la voir ouais. Et que je m'étais pas gouré. Sérieux. La meuf, je la connais. Je me répète. Sans déconner. Mais. File-moi un flingue. Que je me bute pour de bon. Tu veux parier. Que je perds la boule complet. Ou je sais pas, comment t'expliquer. Que j'suis pas mécontent. De retomber sur elle. C'est pas ça. T'y crois. Normal. Foutrement belle. Achève-moi. Sauf que. C'est pas normal. Parce que, je te le dis. Bordel. La gonzesse, elle existe pas. Impossible, tu vois. Je le sais. Je m'en rappelle. Je mens pas. C'est bon, j'ai pas zappé. Qu'aux dernières putains de nouvelles. Je t'en foutrais ma queue à couper. Que cette brune qu'est là ouais. Je le jure, tu vois. Elle a crevé. Crois-moi. Que c'est vrai. Morte et enterrée. Alors, me cherche pas. Ouais, sur ce coup-là, je vais être salement paumé. Que y'a un truc qui va pas. Putain. Tu m'aides pas. Si ça me rend pas encore plus teubé, que ce que je le suis déjà. Sale toi. A me rendre déphasé. C'était à parier. Que je vais pas la contredire, ma foutue destinée. Le demeuré. L'éternel crétin. Bon qu'à s'apitoyer. TG. Je vais pas m'en plaindre. A recroiser ton chemin. Improbable ouais. Imagine. Que, sur ce coup-là, mes neurones, reconnectés.  Parce que, c'est l'effet que ça me fait. Que, ça se réveille en moi. Insensé. La situation de taré. Que je pourrais bander.  Excuse. Mais. Me prive pas de mon plaisir t'sais.  
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Message(#)Sujet: Re: Like I keep slipping away. (S&T)    Mer 21 Déc - 2:31
Like I keep slipping away.Shawn&ThalyaT'sais quoi ? Les jours passent, et je suis toujours dehors. Dans mes sales fringues jamais assez chaudes. Imagine deux secondes comme j'ai l'air conne dans ma petite robe sombre. Comme j'ai l'air ridicule, à me les geler. Qu'on doit juste me prendre pour une de ces putes qui racolent, légèrement vêtues même en hiver. Même dans le plus grand des froids. Mais moi, j'suis juste victime de la pure et dure réalité. La putain de fatalité. L'ordre des choses. Pas d'identité, pas de travail. Pas de travail, pas d'argent. Pas d'argent, pas de vêtements. C'est pas plus compliqué, tu vois. Et j'ai eu beau me servir dans un de ces trucs pour les pauvres, j'ai rien trouvé pour me réchauffer. J'suis encore limite étonnée de pas avoir de nouveau décédé. Et t'sais, je me demande si je peux encore crever. Je veux dire, autrement que de la façon qu'on voit dans les films. Le crâne explosé par un gun ou fracassé par une foutue batte. Le cerveau écrasé. Éparpillé sur un mur ou le bitume. Sérieux. Est-ce que je peux encore cédé à l'hypothermie ? Ou à une putain de pneumonie sur-infectée ? Est-ce que j'suis encore foutue de vieillir ? Qu'est-ce que j'ai encore d'humain aujourd'hui ? Quand on m'voit la plupart du temps, ça peut encore passer. Mais quand j'ai fait, c'est clairement plus la peine de rêver. J'me transforme en bête affamée. Massacre non-contrôlé. La chance fait que mes fringues sont noires et que ça ne se voit pas vraiment qu'elles ont été tâchées. Compliqué de faire partir du sang séché qui s'est profondément imprégné avec uniquement de l'eau. C'est ballot. Faudra peut-être que j'apprenne à bouffer proprement. Ou que j'me foute à chasser à poil comme un foutu animal.
Un animal. La blague.
Est-ce que j'ai encore quelque chose de foutrement animal ?
Penses-tu. Je suis moins que ça.
Penses-tu. Je suis pire que ça.

Je sais pas c'que j'fous encore là. Je sais pas pourquoi c'est tombé sur moi. Pourquoi y'a ce gars qui a réussi à reconstituer ma chair, le reste de pourriture qu'il restait de mon corps décomposé, resté sous terre durant les cinq derrières années. Si y'en a qui savaient, je passerais pour une sale veinarde. La miraculée. Jésus des temps modernes. Une connerie dans l'genre, sûrement. Mais tu parles. Mon cul, ouais. C'est juste la merde. Et j'suis même pas capable d'être raisonnable. D'être responsable. Si je l'étais, je me serais déjà foutue en l'air. J'aurais fait en sorte que tout ça s'arrête. Pour pas continuer à tuer ces pauvres cabots qu'ont rien demandé. Pour pas prendre le risque de péter les plombs et d'attaquer quelqu'un. Pour pas faire la connerie de propager mon mal qui s'transmet quand je mords un être vivant et que je prends pas la peine de l'achever. Tu parles d'une chance, toi. Tu parles d'avoir de la veine. L'autre dégénéré aurais mieux fait de me laisser bien peinarde où j'étais. J'avais rien demandé. Pire. De mon vivant, j'demandais qu'à être enterrée. C'quoi le problème ? Même morte, j'suis encore foutue d'avoir une putain de poisse. On a jamais vu ça. Il a fallu qu'il vienne me chercher. Il a fallu que je me retrouve condamnée. A vivre, encore. A affronter cet état que j'ai détesté durant plus de la moitié de mon existence. Le sale enfoiré. J'serais bien tentée de le retrouver pour lui faire payer. Si seulement je le pouvais. Si seulement j'osais. Parce qu'au fond, j'préfère juste rester isolée. Histoire de pas être tentée de m'attaquer à quelqu'un. Histoire de pas faire de vagues non plus. Condamnée à la solitude. Moi qui ait jamais supporté ça. J'ai plus personne sur qui compter. Y'a juste moi. Et j'suis bien placée pour savoir ça. Qu'on peut pas me faire confiance. Pas la peine que j'y pense.

En plus. Depuis que j'suis revenue, y'a pas juste cette soif de sang qu'est apparue. Depuis que j'suis revenue, j'me sens paumée. Foutrement déboussolée. Comme si, sans cesse, y'avait quelque chose qui m'échappait. Comme si j'étais plus tellement foutue de me concentrer. Comme si j'étais juste   bonne à capter la présence d'être vivants et à vouloir les dévorer. Je suis salement perturbée. Je sais pas combien de temps je vais encore tenir et supporter. Ma vie – ce qui en reste – me fait tout bonnement chier. Rien à faire. Personne à voir. Est-ce que j'suis censée kiffer ? Est-ce que c'est censé me plaire ? Sans argent pour boire. Sans les moyens de me défoncer. Fait chier. Ça au moins ça ferait passer le temps, t'sais. Mais non. C'trop demander. Et j'dois juste rester comme une bouffonne à compter les secondes. A subir une existence ennuyeuse. Pendant combien de temps encore ?

J'sais pas ce que je fous sur ce trottoir. J'suis plantée là. A mater les quelques gens restant dans la rue à cette heure-ci passer. A rêver de les croquer. De les mordiller. De leur sucer le sang jusqu'à ne plus jamais ressentir ce gouffre immense qui s'ouvre trop régulièrement dans mon bide et qui me fait péter les plombs. Ce même semblant trou sans fond qui me pousse à céder et à attaquer. Une chance que pour l'instant j'ai pas faim. Une chance que j'ai bouffé y'a pas si longtemps. Une chance que j'ai seulement envie de les fixer. Et qu'ils ne fassent que me regarder aussi. Qu'ils me regardent mal. Comme si j'étais sale. Qu'ils doivent vraiment me prendre pour une pute qui devrait aller se cacher dans un trou plutôt que de s'exposer. Dans ma sale robe longue. Perchée sur des godasses qui me donnent l'air encore plus filiforme et fantomatique. J'dois foutrement ressembler à que dalle. Et pourtant, ça n'a pas empêché un type de s'approcher. Et qu'en même temps il me matait.

Sérieux. Qu'est-ce qu'il a ?
Putain. Faut pas s'gêner.

J'me sens comme une bête de foire. Avec ce débile trop occupé à me fixer pour capter que c'est putain de gênant ce qu'il est en train de faire. C'est en train de m'agacer. Et j'peux pas me la fermer.

Je l'interpelle : « Hé toi, l'estropié à roulettes, là. »
Et je lui dis : « C'pas la peine de continuer ton lèche vitrine, j'suis pas à vendre. »
Et puis : « Allez, casse-toi, putain. Taille la route, le transformer. »

J'n'ai jamais appris la politesse ni la délicatesse. Et pas de pitié pour les handicapés non plus. J'suis pas assez bonne et gentille pour en avoir quelque chose à foutre. Franchement, il va faire quoi le gars ? Se lever et m'en coller une ? Me courir après ? Ça m'étonnerait bien, tiens. S'il est pas content, il avait qu'à pas commencer à me regarder. On est pas dans un musée. Ni dans un magasin. S'il croyait qu'il allait pouvoir me baiser en échange d'un petit billet, autant dire qu'il peut toujours aller crever. P'tain. J'sais pas pourquoi je continue de le regarder moi aussi. C'est grave. Sa tête elle me dit un truc. C'est con. Je réfléchis vite fait, mais j'arrive pas à replacer le contexte. Faut pas m'en vouloir, j'suis morte une fois. J'ai été étranglée. Mon cerveau a manqué d'oxygène, l'autre teubé a peut-être pas pu tout réparer, hein. Va savoir.

« T'as pas une clope ? »

Il a une bouteille, il peut aussi avoir une clope, sait-on jamais. C'est con s'il ne joue qu'à moitié le jeu de l'auto-destruction, tu vois ? J'suis une peu gonflée de lui demander ça après l'avoir envoyé chier, mais au pire… Ça me coûte rien de tenter, non ? A la limite, il m'enverra me faire foutre. Je devrais pouvoir y survivre. Et puis pour le coup, j'ai un argument pour m'approcher de lui et mieux regarder sa gueule. Et quand je vois sa tronche de plus près, c'est là que je comprends. C'est là que ça me revient. Que le gars, je l'ai vu juste une fois dans ma vie. Un moment avant de crever, en fait. C'est lui, ce flic qu'était venu parce que les voisins avaient appelé les flics quand on s'était engueulés un peu fort avec mon mec. Ce soir où on avait foutu l'appartement encore plus en vrac qu'il l'était déjà à la base, et que ce trou du cul il avait débarqué avec son bon cœur de sauveur. Qu'il était bien mignon, mais que j'avais pas envie qu'il se mêle de nos affaires, t'sais. Il avait insisté, m'avait prise à part pour me parler et me demander si j'étais sûre que ça allait aller. Et que moi, je l'avais envoyé chier. Que je lui avais dit de juste dégager et de rentrer chez lui. Et puis je l'avais plus jamais revu. Il m'a pas manqué.

Et c'est con. J'me dis que s'il me fixait comme ça, c'était sûrement pas parce qu'il comptait se payer mon cul. Mais probablement parce qu'il m'avait reconnue. C'est pas comme si j'étais le genre de meuf super passe partout qu'on remarque pas. J'imagine que je suis plutôt reconnaissable comme gonzesse, ouais. Okay. Tant pis. Mais je vais pas m'excuser. C'pas ma faute, t'sais. Si j'ai pas su directement qui il l'était. La dernière fois que je l'ai vu il marchait. Puis c'est pas comme si je le connaissais. Et pourtant… J'me sens perturbée. Pourtant, j'me sens concernée. J'dois vraiment être désespérée. D'habitude je me serais vite barrée, j'aurais laissé aucune chance de m'approcher. Mais là, j'crois que le fait de revoir une tête connue et le fait qu'il se soit retrouvé avec le cul planté dans un fauteuil puis qu'il ait pas l'air plus net que les quelque potes que j'avais autrefois, ça me perturbe un peu. Ça m'pousse à rester, ouais. Et t'sais, comme c'est un état permanent et naturel chez moi d'être totalement gonflée, je me gêne pas pour le questionner :

« Il t'est arrivé quoi, au juste ? »

Pas de détour. Même pas de bonjour. Il se peut qu'il le prenne mal. Il se peut qu'il ne le prenne juste pas et qu'il décide simplement de ne pas me répondre pour les affronts que je lui fais depuis tout à l'heure. Ouais. Maintenant que je suis décidée à accepter sa présence à proximité, peut-être que c'est lui qui voudra plus m'approcher. Parce que j'suis mauvaise. Ça, c'est au moins un truc qui a pas changé. Et c'est sûrement ça qui a fait que j'suis pas morte encore plus tôt, tiens.
Et c'est sûrement ça qui a fait que j'suis morte aussi tôt. Aussi.
L'un ou l'autre. Peut-être les deux. On saura très probablement jamais.
J'ai jamais trop été aidée par les autres dans la vie.
Et j'ai jamais trop été aidée par moi-même non plus.

Au fond. Je crois que ce mec que je connaissais pas, c'était le seul qui avait voulu m'aider pour de vrai. Pour son taf, certes, mais tout de même sans l'intérêt « baise » derrière. Le type, là, c'est l'unique spécimen qui m'a clairement tendu la main un jour pour essayer de me sortir de ma merde. Et j'ai pas été capable d'accepter. Toujours à me complaire dans la galère. J'y suis, j'y reste. C'est pas comme si j'avais eu une super belle vie un jour. Au fond, la perspective de vivre comme tout le monde et d'avoir une vie simple et un peu facile, ça me faisait plus flipper qu'autre chose. Je connaissais pas l'ennui, avant. Je connaissais la douleur et les emmerdes. La galère et la difficulté. Je connaissais ça. Et je m'ennuyais jamais. Et maintenant… Putain. Comme je me fais chier. Et maintenant, j'espère limite que ce gars va pas m'envoyer balader même si j'ai pas été cool. Parce que… Bordel. Depuis que je suis revenue, depuis fin septembre, j'ai pas croisé une seule tête que je connais. Pas même vaguement. Et ça, ça m'a fait chier. J'avais l'impression qu'ils s'étaient tous barrés. Genre, que j'en reverrais jamais un seul.

Je sais que c'est mieux que je ne les revois pas. Que je suis dangereuse et tout le bordel. Mais… Tu te vois, toi, revenir à la vie dans la ville que t'as toujours connu et toujours voir que des étrangers ? Tu te vois toi, rester seul à jamais ? Ne même pas pouvoir te réconforter en regardant les gens que t'as apprécié même si ce n'est que de loin ? Putain. Même les gars de mon groupe, j'ai même pas été fichue de les croiser une seule fois. Même si je pense pas que je serais venue leur parler, j'aurais juste aimé revoir leur visage. Voir ce qu'ils sont devenus. M'assurer qu'ils se retrouvent pas comme des cons à vivre une vie de clodo comme je le fais moi. Je demandais que ça.

Puis voilà. Ce soir, le hasard a décidé qu'il fallait que je tombe sur lui. Ce pauvre gars. Qui avait l'air bien dans ses pompes et son job autrefois. Et qui maintenant a juste la tronche du mec qui porte le poids d'un fardeau bien trop lourd pour lui sur son dos.
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Message(#)Sujet: Re: Like I keep slipping away. (S&T)    Jeu 23 Fév - 2:54
LIKE I KEEP SLIPPING AWAY. Forcing of the hand, a whisper in the ear, spirit of enabling, sinister command of what I want to hear. I'm the only one who pulls my strings, no one's hands are tied. I'm the devil, damnation dignified. I'm the devil and it's only me inside. Why would you pretend your will is not your own, claiming something pushed you there ? Don't mean to condescend but it's you and you alone, you're the architect of your despair The devil. ShawnThalya Je me sens comme un crétin. Je vais pas te refaire le foutu discours. Que je sers à rien. Et, si j'suis pas en train de me taper l'affiche. Putain. J'ai l'air de rien. Genre, l'attardé. Passe ton chemin. Genre, direct elle m'a jeté. Tu penses bien. Que je vais pas l’intéresser. Qu'elle a pas tord, la gonzesse. De se méfier. De flipper. Qu'elle croit quoi ? Que je vais la violer ? La kidnapper ? Tu m'as bien regardé ? Je pourrais faire quoi. La renverser, avec mes deux roues. Ou l'obliger à se foutre sur mes genoux. Pour détaler avec elle. Avec le projet tordu, de la séquestrer. Tu m'as vu. Tu parles. J'suis pas un tordu. Et je pourrais la forcer de rien du tout. Putain. Tu l'as bien regardée ? Elle serait du genre à vouloir me castrer. Ouais. Si j'osais à peine la toucher. Et tu l'as vue. Comment elle s'est foutu de ma gueule. Qu'elle s'est pas gênée. Que je vais repartir tout seul. Je peux remballer. Position foetale. Pauvre teubé. Je vais aller chialer dans mon coin t'sais. Ou pas. Je m'en tape, tu vois. Qu'est-ce  que ça peut bien me foutre. Qu'elle m'ait direct rembarré. Rêve pas. Que c'est elle qui a insinué qu'elle est une foutue prostituée. Perso, j'y avais même pas pensé. Mytho. Que ça aurait pu me venir à l'esprit ouais. Faut pas chercher. Mais. Déconne pas. J'étais pas là pour ça. J'avais autre chose en tête, tu vois. C'est vrai. Quoi déjà ? Ouais, je sais. Que je deviens taré. Que j'ai cru halluciner. Parce que j'aurais juré. Que la meuf, elle est morte et enterrée. Putain. Alors pourquoi elle est là ? Sale dégénéré. C'est à n'y rien piger. Mais. J'ai pas rêvé. Que la brune, elle m'a bien causé. J'suis pas sénile. Pas encore complètement débile. Que je le sais. Que c'est  du délire. Ou j'suis totalement foncedé. Ça pourrait être pire. Que je reste là. Avec mon air d'abruti. Dis quelque chose, gars. Qu'elle va capter, que j'suis pas un génie. Qu'il me manque une case, tu paries. Pourtant, j'suis pas démuni. Que la vodka, elle fait son effet déjà. Et que je la sens, ma lucidité. Que c'est pas n'importe quoi. T'y crois. Que je sais parfaitement ce que je fais. Le problème vient pas de moi ptn. C'est cette rageuse là. Tu vois pas. La grosse arnaque. Que je suis en train de me dire, qu'elle a jamais crevé. Ouais, c'est ça. Ou je me goure carrément sur la personne. Possible ? Qu'elle soit pas celle que je crois. Tu déconnes. Pas crédible. Que mon instinct de flic marche encore droit. Bute-moi. Je suis pas devenu naïf à ce point-là. J'suis encore capable, d'avoir un minimum de flair. Je sais pas. C'est casse-couille. C'est tordu. Que y'a un truc chelou dans l'histoire. Que c'est en train de m'emboucaner t'asvu.

Ça va. Vas te faire voir. Je laisse tomber. Trop prise de tête. Quelle connerie. Ce bordel. Qu'elle pourrait bien être un zombie. Que je m'en branle. J'suis qu'une brêle. Et ce genre d'affaire, c'est fini. Plus pour moi. Que ça me dépasse. Loin de tout ça. Que c'est dit. Je me casse. Pour de vrai. Qu'après ce qu'elle m'a balancé. Je me suis pas senti, d'insister. C'est bon. Que je préfère me barrer. C'est con. Que si j'avais été d'humeur, je me serais marré. Un peu ouais. Mais, même pas la force. Le sale estropié. Que ça me va bien. De me déchirer la gueule, tout seul. J'avais rien demandé. Elle, faut pas la chercher. L'affaire est réglée. Que je me barre t'sais.
Ou peut-être pas. En fait, non. Qu'elle m'a posé une question, la tarée. Qu'elle veut me taxer une clope, la demoiselle. Le foutu espoir, qui renaît. Ça m'en filerait presque un sourire ouais. Genre, le désespéré. Genre, foutu illuminé. Etre tout seul, mon cul. Mate bien ma gueule, j'suis content t'asvu. Sauf que. Merde. J'ai pas de putains de cigarettes. Merde. Que je vais flipper. C'est foutu. Qu'elle va me lâcher. Et je sais foutrement pas quoi balancer. Pour qu'elle reste t'sais. « Excuse. J'ai que dalle. Tout laissé en... » Ta gueule. On s'en tape. Que mon cerveau va se foutre à ramer. Sérieux, flux des mots, trop rapide. Que je vais laguer. S'te plaît. Deux minutes. Pauvre teubé. Le paumé. Et je peux pas m'empêcher. Que je lui lance un sourire, comme un con. Mais vraiment, le con. Genre, débile. Qu'elle va capter. Que j'suis attardé. Sans dec. Qu'elle va se marrer. Qu'elle va se barrer. Abuse pas. Elle peut croire, que j'ai juste la gueule d'un mec gentil. Et c'est vrai, que j'suis gentil. M'emmerde pas. Ouais, je suis sympa. Je suis un bon gars. Pour vrai. La base, le bon flic tu vois. Et que j'y pense, qu'elle me fixe ptn. J'suis parano. Sale crétin. Qu'elle imagine quoi ? Sur quel cas social elle est tombée. Tu crois ? Que je sais même pas. Si peut-être, elle se rappelle de moi. Je pige pas. Qu'elle n'est plus vraiment elle. Que j'suis plus vraiment moi. Déconne pas. On ne va pas s'attarder. Rêve pas. Qu'elle a même pas hésité. Pour me poser la question t'sais. Foutue question, que personne ose poser. Que j'ai lâché un soupir. Ou un sale rire ouais. Prends-moi pour un taré. C'est pas drôle. Laisse-moi me marrer. Déconne pas. On va pas s'attarder. J'vais pas lui déballer ma vie ptn. Quoique. Des fois, ça aide à pécho. Le genre de conneries, qui fait kiffer les meufs. C'est ça. Le héros, qui a coulé. Le blaireau, à plaindre t'sais. Sérieux. C'est fait pitié. Mouais. Pas d'humeur, à s'apitoyer. Que je m'en fous. C'est cool. Que j'ai dit :   « Rien. C'est comme ça. Cherche pas. » Tranquille. Dommage. Ma sale petite histoire de poisseux, ça m'aurait peut-être fait gagner des points. Tu parles. Qu'elle a pas l'air du genre à se faire amadouer, la gonzesse. Je pourrais ramer, longtemps. Aucune chance. Tu paries. Pas très optimiste, l'abruti. Que je me fais pas d'idée. Je la vois venir, la rageuse. Aucune chance. Je la vois me haïr, la marronneuse. Je peux crever, avant de lui décrocher un sourire. Que c'est pas mon humour de paumé, qui la fera marrer. Autant me casser la gueule, de mon fauteuil ouais. Que ça, à la limite. Ça retiendrait peut-être son attention. Ou pas. C'est mort. T'y crois. C'est naze. Que je sais même plus quoi lui dire ptn. Con de cerveau. Gros blaireau. Aucune chance. A tout foirer. Que, à ce rythme, elle va jamais se marrer. Ouais. A ce rythme-là, elle va juste se barrer.  

« Tu veux ? » HA. Peut-être que le teubé essaye de causer... Que je lui ai tendu ma bouteille. Pour partager. Trop généreux t'asvu. Que si elle voulait fumer, elle a peut-être soif aussi ouais. Crétin. Pour changer. Que je suis un peu perso. Et j'y tiens à ma bouteille. L'alcoolo. Mais. Que j'ai une autre idée. Le temps que ça arrive au cerveau t'sais. Et j'ai continué : « Tu veux pas monter ? » OK. Direct. Là, ça fait gros pervers. Sans dec. Bute-moi. Le loser. Qu'il me faudrait, quelques gorgées de vodka encore. Ouais. Pour me réveiller t'sais. Je mens pas. Que je peux dire, moins de conneries. Ça m'arrive. Quand j'suis moins abruti. Ou pas. Alcool ou pas. Lucide ou pas. J'suis qu'un raté. Pauvre gars. Je veux bien essayer, de sortir mon cul de la merde. Mais, je serais aussi bon à me flinguer. « C'est pas que... T'sais. J'habite juste en haut. » C'est clair. Presque naïf. C'est mignon. Que je pourrais me frapper. Sale blond. Et je peux pas la changer, ma gueule de crétin. Ma gueule de gentil ouais. Que la meuf, elle va bien piger. Que j'ai pas le profil, d'un tueur en série ptn. Je me sens comme un con. Je vais pas te refaire le foutu discours. Que je sers à que dalle. Mais, sans être mytho. Ça me ferait chier, qu'elle me laisse, la rageuse. Qu'elle me laisse en plan. La sale brune. Que je kiffe, qu'elle soit là. Le gars en manque. Tu crois. Que je m'en tape. Ca va. Je me fais pas de putain d'espoir. Et j'ai déjà une amie, ce soir. Ma vodka. Qu'avec elle, je me rate pas. Que j'ai refoutu le goulot de la bouteille, contre mes lèvres. Et je l'embrasse, ma belle. Parce que, c'est un baiser brûlant. Putain. Le sale taré. Désespéré. A peine flippant. Qu'elle est là, mon extase. Putain. Qui pourrait bien piger ? Que j'en ai besoin, de cette gnôle. Pour me foutre en phase. Être moins mongole. Que c'est naze. Que personne me croira. Le déjanté. Insensé. Que même moi ouais, c'est pas sûr que j'y crois.

Je le sens. Que je me réchauffe. Dans le froid. Que j'y vois, un peu plus clair. Dans cette sale nuit. Dans ma sale vie. Comme ça ouais. Ça devient moins le bordel, dans mon crâne. Le regard moins défoncé. Alors que, l'alcool devrait me déchirer. Cherche pas. Pas normal. Mais je le sens. Que je plane. Pas comme un putain de junkie. Plutôt comme, un foutu génie. Genre, tout devient possible ptn. Refous-moi les pieds sur Terre. Putain. Que j'en zapperais presque. Que j'ai les pieds dans ce fauteuil. Et que c'est foutu. Mais, je m'en fous. Rien à branler. Je peux rouler. Ouais, marre-toi. Ça roule t'sais. Tranquille. Que je vais pas m'emballer. J'vais pas prendre la confiance. Ou peut-être que ouais. Je vais me gêner. Laisse-moi kiffer. Qu'on a pas l'air con. A rester dans le froid. Qu'il faudrait se décider. Et que s'te plaît, pour rappel, je suis pas un foutu zombie moi. Que je peux encore chopper la crève t'sais. Allez, qu'on bouge de là. « Amène-toi. Si tu veux. » A peine insistant. Que je vais peut-être être capable, d'argumenter un peu. Tu captes. Que je vais peut-être arrêter, de causer comme un teubé. Si je veux enfin avoir une chance, de la faire monter jusqu'à ma piaule. Sans arrière-pensée. Evidemment. Pas mon genre t'sais. Ou ouais. Un peu. Enfoiré. « J'ai de quoi fumer, dans mon appart. Des clopes. Ou d'autres trucs. » Le branleur. Sérieux. J'suis pas un sale dragueur. Et l'alcool m'a pas rendu optimiste t'asvu. Sérieux. Que je me sens pas mal petit, sur mes roues. Face à la grande brune. Bute-moi. Je ressemble à que dalle. Je me fais pas de film. J'essaye juste d'être sympa. Jure, c'est que ça. T'es rassurée. Ou pas. « T'inquiète. Je suis pas un pervers. »  Pas totalement. Et, avec ma sale gueule de déprimé. Que c'est foutrement mal barré. C'est pas dit. Qu'avec un peu d'humour, ça peut compenser. « Ou peut-être que ouais.  » Arrête-toi. Que je vais la faire flipper. Tu parles. Qu'elle a pas l'air du genre à se laisser impressionner. Teubé. Que je joue au psychopathe. Trente secondes. Mais. Pas crédible. Y'a que moi que ça fait marrer. Boulet. Je t'emmerde. Lucide ou pas, traîte-moi d'attardé ouais. Ca va, j'arrête de faire le crétin. Du sérieux. Si je peux. « Je déconne. J'ai pigé. Que t'es pas à vendre.  » Que je sais me tenir ouais. Genre, je vais pas abuser. Genre, fais-moi confiance t'sais. Pari risqué. Jure, je garderai mes mains, sur mes roues. Que finalement, j'ai commencé à rouler. Pour me ramener, vers la foutue porte de l'immeuble. Sale impatient. Ou tactique de pauvre mendiant. Normal. Vas-y, accompagne l'handicapé. La base. Que j'suis pas méchant.   « Et pour info, je suis pas à vendre non plus t'sais.  » Je précise. Au cas où. Qu'elle prévoyait de me violer. Que je peux bien me méfier. La vanne. Dis-le, que je suis drôle. Que j'aurais pu. Faire le tapin. En fauteuil roulant. La tafiole. C'est bien. Rien à foutre. Que j'en ai pas d'autres, de foutus arguments. Tu penses bien. Que je suis qu'un branleur. Que je me serais jamais aussi mal démerder. Pour tenter de faire monter une gonzesse chez moi ptn. Crêve. L'estropié du cerveau. Un peu de pitié. Qu'elle peut faire ce qu'elle veut, la rageuse. Moi je me pêle le cul. Je me barre de ce trottoir à la con ouais. Et que j'ai roulé, dans le hall d'entrée. C'est bon. Un peu confiant. Qu'elle me suit, si ça lui dit, la brune. Sérieux. J'en sais que dalle. Comme si elle pouvait me résister. C'est ça. J'en mettrais pas mes burnes à couper. Que je finisse tout seul. Ce sera pas nouveau. Fous-toi de ma gueule. Que j'ai balancé : « Si tu veux venir, bouge. L’ascendeur est casse-couilles, il t'attendra pas. Le bâtard. » Humour de merde. Mais, la vérité. Que j'ai appuyé sur le foutu bouton. Pour appeler mon meilleur pote, l'ascenseur. Et je pourrais remonter, tout seul. C'est pas nouveau. Fous-toi de ma gueule. Que j'en ai rien à foutre. Ou pas. Rien à branler de ta pitié. Je m'en tape, d'avoir ton attention ouais. Prends-moi pour un con. Que c'est pas désespéré. Un peu de pitié. Un peu d'attention. Pauvre couillon. Et tu l'as bien matée, la tarée juste là. Que je prendrais tout d'elle. Tu vois pas. Que je le sais, que j'ai le crâne démonté. C'est le bordel. Putain. Mais, tu veux parier. Que je prendrais tout d'elle ouais. Tu l'as matée, la sale rageuse. Que je veux bien. Qu'elle vienne foutre le bordel, encore plus. Dans mon crâne t'sais. Quand elle veut ouais. Putain. Qu'elle a peut-être même déjà commencé. 
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avatarThalya L. Monrose
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Message(#)Sujet: Re: Like I keep slipping away. (S&T)    Ven 14 Avr - 3:13
Like I keep slipping away.Shawn&ThalyaPas d’clopes. Décidément, c’est qu’il sert pas à grand chose c’lui là. C’est qu’il s’rate à chaque fois, ce gars. Au fond, qu’est-ce que j’en ai à branler d’la clope ? Pour vrai ? Ca m’fait même pas d’effet. Plus maintenant. J’suis d’jà pourrie. Ca m’fait p’t’être bien cuire de l’intérieur, mais la nicotine ne fait plus son chemin. Que mon cerveau il s’en tape, tu vois bien. J’aime juste me voiler la face. Faire genre que j’ai encore ma place. Faire la meuf classe. Parce que fumer, c’était tellement bon. C’était comme une pause dans cette vie de merde. Pendant cinq minutes, j’étais juste la meuf qu’entretient son cancer. Rien d’autre. Et que la nicotine, ça m’détendait. Et que maintenant, j’suis condamnée. A faire semblant. Fataliste et réaliste qu’à moitié. Parce qu’il faut pas trop en demander. C’pas toujours si facile d’accepter son sort en vrai. Que ça m’fait chier. Qu’il est foutrement probable que j’m’y ferais jamais. Que j’m’en tape de la fin de la phrase qu’il allait m’balancer. J’peux m’en passer. Alors j’relève pas. On s’en tape.

Et genre, j’ai pensé qu’c’était le moment de foutre ses roues sur le tapis. Qu’genre, je lui ai direct posé la question : qu’est-ce qui lui est arrivé pour qu’il se retouve avec le cul collé dans un fauteuil ? Mais il a pas voulu répondre, t’sais. “ Rien. ” qu’il a dit. “ Cherche pas. ”, qu’il a ajouté. Sérieux ?

J’ai pas pu fermer ma gueule : “ Rien, tu dis ? ”
Que j’ai piqué : “ Ouais ? T’es genre juste une feignasse et t’as la flemme de marcher ? ”
Que j’ai balancé : “ La dernière fois que j’t’ai vu, tu gambadais comme un putain d’cabri en tout cas. J’me rappelle. ”

S’il a oublié que j’suis pas délicate, ça lui est forcément revenu en pleine gueule. J’l’épargne pas. J’épargne personne, t’sais. Au pire, j’fais que dire la vérité. Qu’il m’fasse pas chier. Puis s’il veut pas m’dire, il a qu’à se la garder sa putain d’histoire. Qu’il s’étouffe avec. J’m’en bats les steaks au pire, non ? Ca va pas m’changer la vie de savoir s’il s’est mangé un bus ou une plaque de vergla. Que j’sais pas. Des fois, je sais juste pas la fermer et foutre la paix. Que j’sais pas pourquoi ça m’a juste frustrée qu’il m’dise “ cherche pas. ”. Merde ouais. Que ça m’a gavée. De m’intéresser à quelqu’un pour une fois et de m’prendre un vent. Ouais ouais, que t’sais, si j’ai posé la question c’était pas dans un but salement méchant.

Qu’après, j’sais pas si il a voulu s’faire pardonner ou je n’sais quelle connerie, mais qu’il m’a proposé sa bouteille. Ca, tu vois, j’m’y attendais pas. Qu’avant, j’aurais pas réfléchi, j’aurais direct accepté. Rien à foutre de c’qu’il aurait bien pu foutre dans sa Vodka. Mais là, tu vois, je sais qu’c’est pas un bon plan. J’l’ai remarqué y’a quelques jours, quand c’t’espèce de Viking m’a invité dans un bar pour boire des pintes. T’sais, sur le coup ça a été. Que j’aurais pu mettre une raclée à un jeu à boire à n’importe quel Russe ou Polonais. Mais qu’après, j’ai juste cru que j’allais crever. Ouais, ouais. Façon d’parler. Tout ça pour dire que j’ai douillé. Ca a été sacrément laid.

J’ai répondu : “ Non, ça va. ”

J’veux pas revivre ça, t’sais. Alors j’vais être raisonnable. Pour une fois. Puis c’est pas comme si l’alcool allait m’faire grand effet. Ca vaut pas l’coup. J’vais m’en passer. Pis au pire, ça lui en fera plus pour lui, pas vrai. Vu dans l’état dans lequel il est, il en a probablement bien plus besoin qu’moi, t’sais.

Si j’m’attendais. Il m’a proposé de monter. C’est quoi ça ? La tentative chelou d’un pauvre désespéré ? Que je le regarde sans rien dire. Qu’il va se rendre compte tout seul de sa conneries. Que ouais, d’ailleurs, c’est c’qui est vite arrivé. Il a commencé à bafouiller pour se justifier. Le paumé. Qu’j’ai soupiré.  En vrai, c’est pas qu’il est une plaie, c’est que j’suis saoulée. Par moi. Parce que c’est con, mais voir une face connue, même si c’est celle de ce poulet, ça me fait un drôle d’effet. Parce que c’est con, même si j’sais que c’est une foutue mauvaise idée, j’ai envie d’y aller.

Parce que, merde, j’suis pas un être solitaire.
J’supporte plus d’me tenir compagnie à moi-même.
J’vais devenir tarée.

J’me prononce pas. Et si j’ai l’air stoïque, en vrai, dans mon crâne c’est Bagdad. Qu’est-ce que j’dois foutre, hein ? Rester comme dans le froid comme une sale teubée ? Continuer de me geler sans compter ? Tout ça pour prendre aucun risque ? Putain. J’pourrais bien être capable de faire gaffe, pas vrai ? La dernière fois que j’ai bouffé, c’était y’a pas une éternité. Que ça pourrait le faire, t’sais. Que j’pourrais gérer. Et m’barrer si y’a danger. J’pourrais lutter. Parce que j’suis désespérée. Parce que, pour une soirée, j’pourrais bien être autre chose qu’une pauvre désoeuvrée. Parce que, pour un instant, je pourrais bien connaître de nouveau c’que c’est, que d’être un peu réchauffée. Sale temps de merde. Foutu pays pourri.

Tellement absorbée par ma réflexion, j’capte à peine que le temps passe et que j’reste plantée là. Que j’dois avoir l’air vachement perchée. Egarée. Déphasée. C’est quand il recommencer à parler que je redescend. Et j’sais même pas s’il m’a pas parlé entre temps. Si ça s’trouve ouais. Tant pis. Au pire, c’était p’t’être pas capital. Il s’montre juste insistant. Il m’parle de fumer. Des clopes. D’autres trucs. Il est sérieux ? C’est quoi ? Un piège ? Il veut boucler une sale défoncée ? Genre, comme un sale infiltré ? Ca serait foutrement chelou, parce que j’imagine qu’il aurait pas tenté en m’ayant reconnue. Il sait que j’sais qui il est. A moins qu’ça soit ça, l’arnaque ?
Penses-tu. J’serais pas foutue de deviner. Que ça s’peut que j’sois prête à prendre le risque et à m’lancer. Tant d’courage t’as vu. Prête à l’aventure. Wouhou.

Que le gars, comme si c’était foutrement logique, il commence à me dire qu’il est pas un pervers. Et que finalement, il p’t’être voulu m’faire marrer, il m’a dit que c’était p’t’être le cas, en fait. J’arque un sourcil.

“ C’est censé me rassurer et m’appâter ? ”

Réponse froide. Qui éclate ses efforts. Pauvre gars. Si ça s’trouve, il a sorti sa meilleure technique de drague. Son humour à son paroxisme. Pauvre gars. P’t’être qu’une autre se serait marrée. P’t’être que c’était drôle. Mais j’suis pas réceptive. Sale rabat-joie. Sale déprimée. Qu’il va vite capter.

“ Ouais, ouais. C’est d’jà ça. ”

Tant qu’c’est imprimé dans son crâne, ça m’va. Y’en a au moins un qui l’aura compris. Qu’c’est complètement con d’ma part de prendre ça tant à coeur. Parce que c’était un peu c’que j’étais avant, t’sais. A laisser des mecs faire c’qu’ils voulaient pour pas que j’me retrouve à la rue.
Tout ça pour en arriver là.
Foutue blague.

Que finalement, il aura réussi à m’extirper un sourire. Que sa vanne, elle m’a amusée. Qu’il est pas à vendre. Putain. Qui irait acheter un estropié ? A part un sale fétichiste pervers chelou et flippant ? Pas grand monde t’sais. La société fait que quand t’es pas comme les autres, on t’prend pas. Même quand t’es gratuit. J’aurais pu lui balancer une vanne sèche et piquante. Genre “ c’est pas comme si quelqu’un serait foutu d’vouloir t’acheter ”. Blessant et vexant. J’veux bien être une connasse, mais t’sais, j’le penserais même pas si j’lui balançais ça.

“ J’comptais pas t’acheter. C’pas comme si j’avais les moyens, p’tain. ”

Il a capté, non ? Que j’étais pas en train de me balader pour rentrer chez moi. Que j’traînais pas ce trottoir par effet de mode. Que j’suis juste à la rue. Que j’suis fauchée. Que j’suis toute seule. Que j’ai nulle part où aller. Il l’a capté ? J’ai avancé un peu avec lui sans même m’en rendre compte. Que j’l’ai suivi sans même en être consciente. La conne. C’est que le mec, il a réussi à m’appâter encore plus facilement que j’l’aurais pensé. Que j’me suis figée, quand il m’a dit de me bouger. Que c’est là que j’ai capté.
C’est maintenant ou jamais.
Faut s’décider.

Pensivement, j’maltraite ma lèvre inférieure.
Y aller ou rester ?
La porte est en train de se refermer.

Putain. C’est bon. Ca m’fait chier. Que j’ai fini par bouger. Et qu’au dernier moment, j’ai passé mon bras dans l’espace qui restait avant qu’la porte de l’ascenseur soit totalement fermée. La porte, elle s’est rouverte, et j’l’ai regardé, l’autre.

“ C’est bon, fais d’la place. ”

J’suis montée dans l’ascenseur et j’me suis calée contre une paroi. J’ai croisé les bras sous ma poitrine et j’les ai frottés avec mes mains pour essayer de me réchauffer un peu. Sérieux. J’aurais été humaine, j’serais foutrement malade depuis un bail. Avec mes bras dénudés. Ma robe trop légère pour me réchauffer. Tout c’qui me tient chaud, c’est mes godasses. Le truc foutrement utile, t’sais. Ca s’trouve, j’serai plus jamais malade. Ca s’trouve, j’suis coincée là pour toujours.
J’avoue, ça m’ferait bien chier.
Mais j’me reconcentre sur l’autre, que j’capte que j’me rappelle plus d’son nom. Que j’sais même plus si j’l’ai déjà connu un jour en fait. Le jour où j’l’ai rencontré, j’avais pas forcément l’esprit clair. Qu’en c’temps là, j’étais jamais sobre. Que j’étais défoncée H24. Plus ou moins. Qu’c’est p’t’être bien une sacré chance que j’ai réussi à reconnaître sa gueule.

J’finis par demander : “ C’quoi ton nom déjà ? ”

Ca va, j’vais pas jouer à la meuf qui fait comme si de rien n’était n’était en attendant qu’la réponse lui tombe du ciel. C’totalement con. Puis il va pas m’chier une pendule parce que j’sais pas comment il s’appelle. Ca a pas l’air d’être son style, t’sais. Tant mieux. J’l’ai pas suivi pour qu’il m’emmerde, t’sais. J’l’ai suivi parce que j’me dis qu’en vrai, il est pas un mauvais gars. J’en suis sûre. Et que j’ai l’espoir un peu de pouvoir vivre quelque chose d’agréable pour la première fois depuis longtemps. Juste pour un soir, t’sais. Juste une dose avant de retourner dans la rue pour me les geler et m’emmerder dans un coin sombre. Avant que j’retourne étriper vif un animal qu’a rien demandé pour pouvoir me nourrir.

“ Pourquoi t’as voulu que j’te suive, si c’est pas pour baiser ? ”

Ouais. A peu près n’importe quel autre gars aurait eu ça en tête. Si c’est pas l’cas, pourquoi ? J’suis pas sa pote, t’sais. Il avait pas spécialement d’raison de vouloir me faire monter. C’pas comme si il pouvait penser un seul instant que j’puisse être de bonne compagnie. Pas pour lui en tout cas. Pas après qu’j’l’ai envoyé chier le premier jour où on s’est vus. Enfin… P’t’être qu’en vrai, il a quand même c’t’idée qui traîne quelque part dans son cerveau. Ca s’peut. J’crois que j’m’en tape un peu en fait. Genre, ça m’dérange pas tant qu’ça. Y’a mille fois moyen d’tomber sur pire.
Quand l’ascenseur s’est arrêté et ouvert, j’ai suivi le gars jusqu’à sa porte. Que j’vais pas le pousser non plus. J’suis pas d’ce genre de meuf qui va promener un handicapé en poussant son fauteuil. Il est assez grand pour se démerder. Que j’vais pas le faire se sentir rabaissé alors qu’il se débrouille pour rouler.

“ N’empêche, si j’avais eu à parier, j’aurais bien dit qu’tu vivrais dans ce quartier bien propre tiens. Mais j’aurais pas dit que j’te retrouverais dans c’t’état. T’as perdu de ta superbe. ”

Ben quoi ? C’est vrai non ? C’était p’t’être pas l’truc à dire. Mais j’suis grave. Faut toujours que j’dise des trucs qui m’passent en tête même si j’pense pas à mal t’sais. J’suis juste choquée de le retrouver comme ça alors qu’autre fois, il était tout beau, tout propre dans son p’tit uniforme.
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